dimanche 12 septembre 2010

1ers jours

Et c’est parti pour une nouvelle aventure à l’étranger. Départ en avion à 7h le vendredi 13 août 2010, je ne sais pas si je dois le prendre comme un signe positif ou non.

Réussir à partir est déjà un miracle. Les papiers administratifs à gérer pour partir en Erasmus sont dignes de la maison des fous dans Astérix et les douze travaux. Je dois avouer que je ne devrais pas avoir la chance d’être ici au Danemark, mon master se faisant en apprentissage. Je ne remercierai jamais assez mon responsable de formation de m’avoir donné son aval pour mon séjour de quelques mois. Objectif : améliorer mon anglais ! Et bien sûr découvrir un nouveau pays, rencontrer des gens venant d’autres horizons, etc. (dixit ma lettre de motivation) mais aussi profiter de la vie !


Pas mal de choses à régler à mon arrivée :

- - Récupérer les clefs de l’appartement auprès du concierge, auquel j’avais envoyé un email la veille et qui m’avait rappelé par l’intermédiaire d’une dame parlant français ; j’ai pu récupérer mes clefs le vendredi au lieu du lundi, bien pratique pour commencer à meubler. Mon appart ressemble à une pub IKEA.

- - Trouver une carte de Roskilde et une carte routière ;

- - Acheter une carte SIM danoise ;

- - Tenter d’obtenir une connexion à internet dans mon appart ;

- - Assurer l’appartement (au final, la compagnie d’assurance nous a dit que les murs étaient assurées par mon agence de location et qu’elle ne pouvait assurer que mes biens personnels) ;

- - Changer des euros en couronnes danoises ;

- -Aller chez IKEA pour meubler l’appart, avoir un super papa qui monte tous les meubles en un clin d’œil (je me suis occupée de la petite table où il suffit de visser les pieds), avoir une super maman qui lave tous les meubles et la nouvelle vaisselle.

Les premiers jours n’ont pas été faciles, en plus d’être fatigants. Merci à mes parents de m’avoir accompagnée pour prendre une partie de mes affaires et meubler l’appart que j’avais loué vide, car au Danemark c’est difficile de trouver un appartement meublé ! Impossible de trouver un appartement meublé sur internet, ou avec des collocs : mon rêve de l’auberge espagnole s’est envolé. J’ai donc un studio dans un immeuble tellement neuf que je suis la 1ère à habiter dans ce studio, qui d’ailleurs n’est pas encore raccordé au réseau téléphonique : impossible d’installer internet. Pas de télé non plus, ça ne me dérange pas plus que ça, heureusement que j’ai mon disque dur plein de musiques et de films. Mon ordinateur est toujours allumé pour que je puisse mettre de la musique, et dès que je sors je mets mon MP3 sur les oreilles. Mes trajets sont généralement des lignes droites, monotones, dans le vent et souvent la pluie… J’ai peur de l’hiver ici !



Le Foundation Course a été mis en place par l’université de Roskilde pour les étudiants étrangers, aider à leur intégration. Il a commencé le dimanche 15 août à 14h, un vrai comble de commencer un dimanche, 15 août qui plus est ! Pour être sûre de ne rien manquer, j’arrive 1h à l’avance, et m’assois sur un banc à côté du bâtiment où est prévu le rendez-vous, pour profiter des 1ers rayons de soleil que je vois depuis mon arrivée vendredi. Theo, un anglais, arrive avec Ann, une brésilienne. Nous commençons à discuter, puis petit à petit d’autres personnes se joignent à nous : bulgares, français, chinois, allemands, tchèques, finlandais, etc. Les clés du campus sont distribuées aux étudiants, qui sont plus nombreux de jour en jour : USA, Létonie, Australie, Japon, Hong-Kong, Colombie, Hongrie, Corée du Sud, Espagne, Italie, Namibie, Ouganda, des gens d’un peu partout dans le monde ! Les âges varient énormément : cela va de 19 à 49 ans pour notre plus âgé, un américain qui a été étudiant toute sa vie. Je ne croyais pas à son âge, il m’a alors montré sa carte d’identité. Au campus, les chambres se remplissent petit à petit. Les gens tentent de récupérer un maximum de choses potables dans les espaces communs, avoir une chambre au campus c’est un peu comme jouer à la loterie, au niveau de la propreté, de la vue, et de sa composition en meubles et vaisselle. Mais ils ont tous une kitchenette et une salle de bains, et sont seuls dans leur chambre. Des cuisines forment des espaces communs, avec des machines à laver, et des baby-foot. Très vite les espagnols se sont appropriés l’une des cuisines, qui deviendra le lieu de nos premières soirées. Un français a même ramené des platines et acheté des enceintes pour mettre de la musique.


Après 4 jours passés dans la location des parents, je dors enfin dans mon chez moi. Pas impatiente de me retrouver seule, je passe la soirée au campus universitaire, avec les autres Erasmus. Problème : à 22h30 la nuit est tombée et le retour à la gare se fait quasiment dans le noir complet. Heureusement, je suis accompagnée par Leni, une Berlinoise qui habite pour 2 semaines dans une famille entre la gare de Roskilde et chez moi. Du coup elle m’a montré le chemin, et heureusement les rues étaient plus éclairées près de mon immeuble, pas de souci pour trouver.

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