mardi 14 septembre 2010

Gimle

Aujourd’hui, entretien pour travailler à Gimle : une sorte de bar, café étudiant où se mêlent des gens de tous les âges, avec une salle de concert à côté, qui se veut international embauchant des jeunes du monde entier. C’est issu d’un programme européen de volontariat (EVS) : certains jeunes étrangers sont un peu rémunérés et logés gratuitement ensemble dans une grande maison dans mon quartier, Musicon.

C’est Maria qui m’a reçue : une danoise bien sympathique qui m’a expliqué comment fonctionnait ce bar/salle de concert où travaillent 60 volontaires. On est rémunérés par un système de points à l’heure qui nous permet d’acheter à boire et à manger, en plus d’avoir des réductions et de pouvoir aller gratuitement aux concerts. C’est au Fondation Course que j’avais découvert cet endroit : ils nous avaient emmené pour y déjeuner, dans la salle de concert sur de grandes tables, poulet et pommes de terre!

Je commence mercredi à servir au bar : chaque mercredi, c’est “l’international café”, ça commence à 21h mais je travaillerai de 18h à minuit. Je peux aussi travailler le vendredi et le samedi mais j’avoue aimer profiter de ces soirées pour aller à Copenhague avec mes potes! Le weekend, c’est sacré, on verra comment ça se passe. Mais j’avoue être très enthousiaste : depuis le temps que je rêvais de passer derrière le bar au moins une fois dans ma vie! En plus, c’est à 5 minutes de chez moi en vélo, pratique!

Gimlé (« Endroit protégé du feu » en vieux norrois) est, dans la mythologie nordique, le lieu où vivront les hommes bons et vertueux après le ragnarök.

La voyante de la Völuspá raconte la destruction du monde, puis sa renaissance. Elle évoque les dieux qui vivront après le ragnarök, puis :

Elle voit une salle se dresser
Plus belle que le soleil,
Couverte d'or,
À Gimlé :
C'est là que les fidèles
Troupes vont habiter
Et pour l'éternité
Jouiront du bonheur.
Völuspá, traduction de Régis Boyer.

Selon certains chercheurs, cette strophe est l'une des illustrations de l'influence chrétienne dans la Völuspá. Gabriel Turville-Petre rapproche ainsi Gimlé de la nouvelle Jérusalem.

Dans la Gylfaginning, Snorri Sturluson cite cette strophe et développe le parallèle avec la conception chrétienne du paradis. C'est dans cette salle, la plus belle de toutes, que les hommes bons et vertueux vivront pour l'éternité auprès de leur créateur, Allföd (« Père de tous »), tandis que les méchants iront à Hel puis à Niflhel. Le ragnarök est ainsi identifié au Jugement dernier. Snorri situe Gimlé à l'extrêmité méridionale du ciel, dans le troisième ciel, concept également issu du christianism . En attendant le ragnarök, Gimlé est habitée par les elfes lumineux , qui sont peut-être identiques aux anges.

Snorri mentionne deux autres demeures où vivront les hommes justes : Brimir et Sindri . Par ailleurs, dans un chapitre, il assimile Gimlé à Vingólf.

Gimlé n'est mentionné dans aucune autre source, et le nom a peut-être été inventé par l'auteur de la Völuspá ou son entourag.

Hier soir c’était soirée Viking là-bas, on avait des super casques de vikings, qui allaient très bien à certains d’ailleurs! J’ai testé la Sambuca, un alcool plutôt fort (40°) à prendre en shot après toute une cérémonie. Heureusement le polonais était là pour servir toutes les filles! Après avoir mis l’alcool dans un grand verre, avec quelques grains de café, il l’enflammait, puis le versait encore en feu dans le shot, éteignait le feu avec le grand verre et à ce moment-là, il faut boire le shot, puis aspirer l’air sous le grand verre avec une paille. Des images sont mieux que de grands discours!

   DSC01105 DSC01083 DSC01084 DSC01089 DSC01090 DSC01091 DSC01092 DSC01093 DSC01094 DSC01095 DSC01096 DSC01097 DSC01098 DSC01099 DSC01100 DSC01101 DSC01102

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire